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  • Communication SDIS57

La première femme devenue pompier !


À l'occasion de la journée de la femme qui aura lieu dans une semaine (8 mars) nous vous proposons le portrait de Karine Salavin, la première femme pompier professionnelle !


"On en fait toujours plus"

Dans les rangs des sapeurs-pompiers, les femmes n’ont le droit d’être des professionnelles que depuis 42 ans. Capitaine Karine Salavin est la première femme à avoir été embauchée en Savoie.


Karine Salavin fait partie de ces femmes qui travaillent dans des milieux d’hommes. Les femmes ont dû attendre 1976 pour avoir le droit de travailler en tant que sapeurs-pompiers professionnelles. Accéder au rang des soldats du feu n’a pas été facile. "Travail trop physique", "situations trop risquées", préjugés et fausses excuses ont perduré dans les centres de secours.


"Vous rentrez dans une structure organisée avec aussi des hommes. Il faut que vous fassiez votre place en vous mettant en accord avec l’organisation. Mais ne vous faites pas marcher sur les pieds"


Mêmes compétences, mêmes responsabilités


Depuis 22 ans, Karine Salavin est sapeur-pompier professionnelle. Désormais, elle est aux commandes de cinq centres de secours dans l’Avant-Pays savoyard en tant que capitaine. À ce poste, encore aujourd’hui dans les sdis, les femmes sont très rares : 97% des officiers sont des hommes et en Savoie seuls 4% des sapeurs-pompiers professionnels sont des femmes.  Karine Salavin a mis deux ans pour trouver un poste sur le territoire français : "A l’époque on était beaucoup plus frileux pour recruter du personnel féminin alors qu’une femme peut être aussi endurante qu’un homme". 


Si les barèmes d'évaluation sont différents entre hommes et femmes, les entraînements sont les mêmes. Comme leurs collègues masculins, les femmes sapeurs-pompiers doivent soulever des poids de plus de 18 kilos, et avoir la même condition physique. Dans la caserne, les locaux ont quand même été aménagés, avec des vestiaires réservés aux femmes.  "En 1993 quand j’ai commencé en tant que sapeur-pompier volontaire, il fallait attendre pour prendre une douche. C’est important que les femmes soient préservées du regard des hommes", explique Karine Salavin. 


"Dans un milieu d’homme il faut avoir du caractère"

Pendant les interventions, il n’y a pas de différences entre hommes et femmes. Ils sont exposés aux mêmes risques et ont les mêmes compétences pour secourir les victimes et éteindre les flammes. Mais dans la caserne, Karine Salavin affirme que la position de la femme est particulière. Pour faire face aux blagues des collègues, faire preuve d’autorité est essentiel : "Dans un milieu d’homme, il faut avoir le comportement et la posture qui donne des limites quand ça va trop loin. Il faut avoir du caractère", confie la capitaine Salavin. 


Être une femme dans une caserne c’est donc s’affirmer mais aussi en faire plus que les hommes. Karine Salavin témoigne : "Inconsciemment on en fait toujours plus parce qu’on a envie de montrer qu’on a notre place. On essaye de développer plus de compétences, de montrer qu’on est aussi capable". 


Pour former une génération qu’elle espère plus féminine, Karine Salavin adresse un message aux jeunes filles sapeurs-pompiers volontaires :

"Vous rentrez dans une structure organisée avec aussi des hommes. Il faut que vous fassiez votre place en vous mettant en accord avec l’organisation. Mais ne vous faites pas marcher sur les pieds".  

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